"No hay porvenir sin Marx. Sin la memoria y sin la herencia de Marx: en todo caso de un cierto Marx: de su genio, de al menos uno de sus espíritus. Pues ésta será nuestra hipótesis o más bien nuestra toma de partido: hay más de uno, debe haber más de uno." — Jacques Derrida

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"Los hombres hacen su propia historia, pero no la hacen a su libre arbitrio, bajo circunstancias elegidas por ellos mismos, sino bajo aquellas circunstancias con que se encuentran directamente, que existen y les han sido legadas por el pasado. La tradición de todas las generaciones muertas oprime como una pesadilla el cerebro de los vivos. Y cuando éstos aparentan dedicarse precisamente a transformarse y a transformar las cosas, a crear algo nunca visto, en estas épocas de crisis revolucionaria es precisamente cuando conjuran temerosos en su auxilio los espíritus del pasado, toman prestados sus nombres, sus consignas de guerra, su ropaje, para, con este disfraz de vejez venerable y este lenguaje prestado, representar la nueva escena de la historia universal" — Karl Marx

9/6/15

La crise: vraie et fausse contradiction du monde contemporain

► Le capitalisme est en pleine expansion mondiale, il se porte à merveille. Les crises et les guerres font partie de son mode propre de développement.

Alain Badiou   |   La modernité est d’abord une réalité négative. C’est, en effet, la sortie de la tradition. C’est la fin du vieux monde des castes, des noblesses, de l’obligation religieuse, des initiations de la jeunesse, des mythologies locales, de la soumission des femmes, du pouvoir absolu du père sur les fils, de la séparation officielle entre le petit nombre des puissants et la masse méprisée et laborieuse. Rien ne pourra revenir sur ce mouvement, amorcé sans doute en Occident dès la Renaissance, consolidé par les Lumières au XVIIIe siècle, matérialisé depuis par l’essor inouï des techniques de production et le perfectionnement incessant des moyens de calcul, de circulation, de communication.

►Italiano
Le point peut-être le plus frappant est que cette sortie du monde de la tradition, cette véritable tornade sur l’humanité, qui, en à peine trois siècles, a balayé des formes d’organisation qui duraient depuis des millénaires, crée une crise subjective dont nous percevons les causes et l’étendue, et dont un des aspects les plus voyants est l’extrême et grandissante difficulté, pour la jeunesse en particulier, de se situer dans le nouveau monde.

C’est cela, la vraie crise. On croit parfois qu’il s’agit du capitalisme financier. Mais non ! Pas du tout ! Le capitalisme est en pleine expansion mondiale, il se porte à merveille. Les crises et les guerres font partie de son mode propre de développement. Ce sont là des moyens aussi sauvages que nécessaires pour nettoyer les formes de la concurrence et faire que les vainqueurs concentrent entre leurs mains la quantité la plus considérable possible du capital disponible.

De ce point de vue, strictement objectif - la concentration du capital - rappelons où nous en sommes : 10% de la population mondiale détient 86% du capital disponible; 1% détient encore 46% de ce capital ; et 50% de la population mondiale ne possède exactement rien, 0%. On comprendra aisément que les 10% qui possèdent presque tout ne souhaitent nullement être confondus avec ceux qui n’ont rien. A leur tour, un grand nombre de ceux qui se partagent les maigres 14% restants nourrissent un désir féroce de conserver ce qu’ils ont. C’est pourquoi ils apportent souvent leur appui, racisme et nationalisme aidant, aux innombrables barrages répressifs contre la terrible «menace» qu’ils aperçoivent dans les 50% qui n’ont rien.

Tout cela aboutit à ce que le mot d’ordre prétendument unificateur du mouvement Occupy Wall Street, à savoir «Nous sommes les 99%», était parfaitement creux. La vérité, c’est que ce qu’on appelle l’Occident est plein de gens qui, sans être dans les 10% de l’aristocratie dirigeante, fournissent cependant au capitalisme mondialisé la troupe petite-bourgeoise de supporteurs, la fameuse classe moyenne, sans laquelle l’oasis démocratique n’aurait aucune chance de survivre. Si bien que loin d’être les 99%, même symboliquement, les jeunes courageux de Wall Street ne représentaient, jusque dans leur propre groupe d’origine, qu’une petite poignée, dont le destin est de s’évanouir, passées les fêtes du «mouvement». Sauf, évidemment, si elle se lie de façon prolongée à la masse réelle de ceux qui n’ont rien ou réellement pas grand-chose, si elle trace ainsi une diagonale politique entre ceux du 14%, singulièrement les intellectuels, et ceux du 50%, singulièrement, d’abord, les ouvriers et les paysans, ensuite la fraction basse de la classe moyenne, sa partie mal payée et précaire. Ce trajet politique est praticable, puisqu’il fut tenté dans les sixties et les seventies sous le signe du maoïsme. Et tenté de nouveau récemment par le mouvement des occupations à Tunis ou au Caire, ou même à Oakland, où une liaison active avec les dockers du port fut au moins esquissée. Tout dépend, absolument tout, de la renaissance définitive de cette alliance, et de son organisation politique à l’échelle internationale.

Mais dans l’état actuel d’extrême faiblesse d’un tel mouvement, le résultat objectif, mesurable, de la sortie de la tradition - dès lors qu’elle s’opère dans le formalisme mondialisé du capitalisme - ne peut être que ce que nous venons d’en dire, à savoir qu’une oligarchie minuscule dicte sa loi non seulement à une écrasante majorité de gens aux lisières de la simple survie, mais aussi à des classes moyennes occidentalisées, c’est-à-dire vassalisées et stériles.

Mais que se passe-t-il alors au niveau social et subjectif ? Marx en a donné dès 1848 une description foudroyante, en ce qu’elle est infiniment plus vraie aujourd’hui qu’à son époque. Citons quelques lignes de ce vieux texte resté d’une incroyable jeunesse: 
«Partout où elle [la bourgeoisie] a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. […]. Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange. […]. La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu’on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.»
New York, septiembre 2012 – Foto AFP
Ce que décrit Marx ici, c’est que la sortie de la tradition, dans sa version bourgeoise et capitaliste, ouvre en réalité une gigantesque crise de l’organisation symbolique de l’humanité. Pendant des millénaires, en effet, les différences internes à la vie humaine ont été codées, symbolisées, sous une forme hiérarchique. Les dualités les plus importantes, comme jeunes et vieux, femmes et hommes, qui est de ma famille et qui n’en est pas, misérables et puissants, mon groupe professionnel et les autres groupes, étrangers et nationaux, hérétiques et fidèles, roturiers et nobles, villes et campagnes, intellectuels et manuels, ont été traitées, dans la langue, dans les mythologies, dans les idéologies, dans les morales religieuses installées, par le recours à des structures d’ordre, qui codaient la place des uns et des autres dans des systèmes hiérarchiques enchevêtrés. Ainsi, une femme noble était inférieure à son mari, mais supérieure à un homme du peuple ; un riche bourgeois devait s’incliner devant un duc, mais ses serviteurs devaient s’incliner devant lui ; aussi bien, une squaw de telle tribu indienne n’était presque rien au regard d’un guerrier de sa tribu, mais presque tout au regard du prisonnier d’une autre tribu, dont parfois elle fixait les règles de torture. Ou encore, un misérable fidèle de l’Eglise catholique était quantité négligeable auprès de son évêque, mais pouvait se considérer comme un élu au regard d’un hérétique protestant, tout comme le fils d’un homme libre dépendait absolument de son père, mais pouvait avoir personnellement comme esclave le père noir d’une vaste famille.

Toute la symbolisation traditionnelle repose ainsi sur la structure d’ordre qui distribue les places et par conséquent les relations entre ces places. La sortie de la tradition, telle que réalisée par le capitalisme comme système général de la production, ne propose en réalité aucune symbolisation active nouvelle, mais seulement le jeu brutal et indépendant de l’économie, le règne neutre, a-symbolique, de ce que Marx appelle «les eaux glacées du calcul égoïste». Il en résulte une crise historique de la symbolisation, dans laquelle la jeunesse contemporaine endure sa désorientation.

Au regard de cette crise, qui, sous le couvert d’une liberté neutre, ne propose comme référent universel que l’argent, on veut nous faire croire qu’il n’existe que deux voies : soit l’affirmation qu’il n’existe, ni ne peut exister, rien de mieux que ce modèle libéral et «démocratique», aux libertés plombées par la neutralité du calcul marchand ; soit le désir réactif d’un retour à la symbolisation traditionnelle, c’est-à-dire hiérarchique.

Ces deux voies sont, à mon avis, des impasses extrêmement dangereuses, et leur contradiction, de plus en plus sanglante, engage l’humanité dans un cycle de guerres sans fin. C’est tout le problème des fausses contradictions, qui interdisent le jeu de la contradiction véritable. Cette contradiction véritable, celle qui devrait nous servir de repère, pour la pensée comme pour l’action, est celle qui oppose deux visions de l’inéluctable sortie de la tradition symbolique hiérarchisante : la vision a-symbolique du capitalisme occidental, qui crée des inégalités monstrueuses et des errances pathogènes, et la vision généralement nommée "communisme", qui, depuis Marx et ses contemporains, propose d’inventer une symbolisation égalitaire. Cette contradiction fondamentale du monde moderne est masquée, après la provisoire faillite historique du socialisme d’Etat en URSS ou en Chine, par la fausse contradiction - au regard de la sortie de la tradition -, opposant la pure négativité neutre et stérile de l’Occident dominateur à la réaction fascisante, qui, souvent drapée dans des récits religieux abâtardis, prône, avec une violence spectaculaire destinée à masquer qu’elle est en réalité impuissante, le retour aux vieilles hiérarchies.

Ce différend sert surtout aux intérêts des uns et des autres, si violent en apparence soit leur conflit. Le contrôle des moyens de communication aidant, il capte l’intérêt général, force chacun à un choix truqué de type «Occident ou Barbarie», et bloque ainsi l’avènement de la seule conviction globale qui puisse sauver l’humanité d’un désastre. Cette conviction - je la nomme parfois l’idée communiste - déclare que dans le mouvement même de la sortie de la tradition, nous devons travailler à l’invention d’une symbolisation égalitaire qui puisse escorter, coder, former le substrat subjectif pacifié de la collectivisation des ressources, de la disparition effective des inégalités, de la reconnaissance, à droit subjectif égal, des différences, et, au final, du dépérissement des autorités séparées de type étatique.

Nous devons donc accorder notre subjectivité à une tâche entièrement neuve: l’invention, dans une lutte sur deux fronts - contre la ruine du symbolique dans les eaux glacées du calcul capitaliste et contre le fascisme réactif qui imagine la restauration du vieil ordre - d’une symbolisation égalitaire, qui réinstalle les différences en faisant prévaloir des règles communes, elles-mêmes dérivées d’un partage total des ressources.

Pour ce qui nous concerne, nous, gens de l’Occident, nous devons tout d’abord procéder à une révolution culturelle, qui consiste à nous débarrasser de la conviction absolument archaïque selon laquelle notre vision des choses est supérieure à toute autre. Elle est, au contraire, déjà très en retard sur ce que désiraient et prévoyaient les premières grandes critiques, dès le XIXe siècle, de la brutalité inégalitaire et dépourvue de sens du capitalisme. Ces grands ancêtres avaient également bien vu que l’organisation politique prétendument démocratique, avec ses ridicules rites électoraux, n’était que le paravent d’une totale vassalisation des politiques par les intérêts supérieurs de la concurrence et de la cupidité. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons sous les yeux le triste spectacle de ce qu’ils ont appelé, avec leur lucidité impitoyable, le «crétinisme parlementaire».

L’abandon massif de cette identité «occidentale» en même temps que le rejet absolu des fascismes réactifs, constitue le temps négatif obligé dans l’élément duquel nous pourrons affirmer la puissance de nouvelles valeurs égalitaires. N’être plus le jouet de la fausse contradiction, s’installer dans la contradiction vraie, changera les subjectivités et les rendra enfin capables d’inventer la force politique qui remplacera la propriété privée et la concurrence par ce que Marx nommait «l’association libre».
http://www.liberation.fr/

◆ El que busca, encuentra...

“Todo lo sólido se desvanece en el aire; todo lo sagrado es profano, y los hombres, al fin, se ven forzados a considerar serenamente sus condiciones de existencia y sus relaciones recíprocas” — Karl Marx

Not@s sobre Marx, marxismo, socialismo y la Revolución 2.0

— Notas notables
◆ Cecilia Feijoo: Apuntes sobre el Concepto de Revolución Burguesa en Karl Marx — Red Diario Digital
◆ Moishe Postone: Il compito della teoria critica oggi: Ripensare la critica del capitalismo e dei suoi futuri — Blackblog Franco Senia
◆ Pierre-Yves Quiviger: Marx ou l'élimination des inégalités par la révolution — Le Point
◆ Hernán Ouviña: Indigenizar el marxismo — La Tinta
◆ Emmanuel Laurentin: Les historiens américains et Karl Marx — France Culture
◆ Adèle Van Reeth: Le Capital de Karl Marx: La fabrique de la plus-value — France Culture
◆ Manuel Martínez Llaneza: Reproches a Marx acerca de El Capital (Bajo la égida de Friedrich Engels) — Rebelión
◆ Victoria Herrera: Marx y la historia — Buzos
◆ Alejandro F. Gutiérrez Carmona: La vigencia del pensamiento marxista — Alianza Tex
◆ Víctor Arrogante: El Capital y las aspiraciones de la clase trabajadora — Nueva Tribuna
◆ Mauricio Mejía: Karl Marx, el poeta de la mercancía — El Financiero
◆ Emmanuel Laurentin: Karl Marx à Paris: 1843-1845 — France Culture
◆ Jacinto Valdés-Dapena Vivanco: La teoría marxista del Che Guevara — Bohemia
◆ Aldo Casas: El marxismo como herramienta para la lucha — La necesidad de la formación en la militancia — La Tinta
◆ Evald Vasiliévich Iliénkov: La dialéctica de lo abstracto y lo concreto en El Capital de Marx — Templando el Acero
◆ Vincent Présumey: Suivi des écrits de Karl Marx / 1837-1848 - Part I, Part II, Part III & Part IV — Mediapart
◆ Roman Rosdolky: Marx ésotérique et Marx exotérique — Palim Psao
◆ Lepotier: Marx, Marxisme, Cui bono? — Bella Ciao
◆ Andrea Vitale: La critica di Pareto a Marx: una abborracciatura — Operai e Teoria
◆ Annelie Buntenbach: Marx provides us with a glimpse behind the scenes of capitalism — Marx 200
◆ Antoni Puig Solé: La Ley del Valor y la ecología en Marx — Lo que somos
◆ Vladimiro Giacché: Note sui significati di "Libertà" nei Lineamenti di Filosofia del Diritto di Hegel — Il Comunista
◆ Salvador López Arnal: Manuel Sacristán (1925-1985) como renovador de las tradiciones emancipatorias — Rebelión
◆ Paúl Ravelo Cabrera: Marx, Derrida, el Gesto Político y la supercapitalización mundial — Scribb
◆ Dino Greco: In difesa del marxismo — Sollevazione
◆ Alberto Quiñónez: Arte, praxis y materialismo histórico — Rebelión
◆ Josefina L. Martínez: Feminismo & Socialismo marxista - Eleanor Marx, la cuestión de la mujer y el socialismo — Rebelión
◆ John Bellamy Foster: Marx y la fractura en el metabolismo universal de la naturaleza — Scribb
◆ José Manuel Bermudo Ávila: Concepto de Praxis en el joven Marx — Scribb
◆ Carlos Oliva Mendoza: Adolfo Sánchez Vázquez: ¿marxismo radical o crítica romántica? — InfoLibre
◆ Bernardo Coronel: ¿El marxismo es una ciencia? — La Haine
◆ Sylvain Rakotoarison: Le capitalisme selon Karl Marx — Agora Vox

— Notas y comentarios sobre El Capital
◆ António Ferraz: Os 150 anos do livro ‘O Capital’, de Karl Marx — Correio do Minho
◆ Horacio Tarcus: Traductores y editores de la “Biblia del Proletariado” - Parte I & Parte II — Memoria
◆ Emmanuel Laurentin: Le Capital, toujours utile pour penser la question économique et sociale? — France Culture
◆ J.M. González Lara: 150 años de El Capital — Vanguardia
◆ Roberto Giardina: Il Capitale di Marx ha 150 anni — Italia Oggi
◆ Alejandro Cifuentes: El Capital de Marx en el siglo XXI — Voz
◆ Marcela Gutiérrez Bobadilla: El Capital, de Karl Marx, celebra 150 años de su edición en Londres — Notimex
◆ Mario Robles Roberto Escorcia Romo: Algunas reflexiones sobre la vigencia e importancia del Tomo I de El Capital — Memoria
◆ Antoni Puig Solé: El Capital de Marx celebra su 150° aniversario — Lo que Somos
◆ Jorge Vilches: El Capital: el libro de nunca acabar — La Razón
◆ Carla de Mello: A 150 años de El Capital, la monumental obra de Karl Marx — Juventud Socialista del Uruguay
◆ Rodolfo Bueno: El Capital cumple 150 años — Rebelión
◆ Diego Guerrero: El Capital de Marx y el capitalismo actual: 150 años más cerca — Público
◆ José Sarrión Andaluz & Salvador López Arnal: Primera edición de El Capital de Karl Marx, la obra de una vida — Rebelión
◆ Sebastián Zarricueta: El Capital de Karl Marx: 150 años — 80°
◆ Marcello Musto: La durezza del 'Capitale' — Il Manifesto
◆ Esteban Mercatante: El valor de El Capital de Karl Marx en el siglo XXI — Izquierda Diario
◆ Michael Roberts: La desigualdad a 150 años de El Capital de Karl Marx — Izquierda Diario
◆ Ricardo Bada: El Capital en sus 150 años — Nexos
◆ Christoph Driessen: ¿Tenía Marx razón? Se cumplen 150 años de edición de El Capital — El Mundo
◆ Juan Losa: La profecía de Marx cumple 150 años — Público
◆ John Saldarriaga: El Capital, 150 años en el estante — El Colombiano
◆ Katia Schaer: Il y a 150 ans, Karl Marx publiait ‘Le Capital’, écrit majeur du 20e siècle — RTS Culture
◆ Manuel Bello Hernández: El Capital de Karl Marx, cumple 150 años de su primera edición — NotiMex
◆ Ismaël Dupont: Marx et Engels: les vies extravagantes et chagrines des deux théoriciens du communisme! — Le Chiffon Rouge
◆ Jérôme Skalski: Lire Le Capital, un appel au possible du XXIe siècle - L’Humanité
◆ Sebastiano Isaia: Il Capitale secondo Vilfredo Pareto — Nostromo

— Notas y reportajes de actualidad
◆ Román Casado: Marx, Engels, Beatles, ese es el ritmo de Vltava — Radio Praga
◆ María Gómez De Montis: El Manifiesto Comunista nació en la Grand Place — Erasmus en Flandes
◆ Enrique Semo: 1991: ¿Por qué se derrumbó la URSS? — Memoria
◆ Michel Husson: Marx, un économiste du XIXe siècle? A propos de la biographie de Jonathan Sperber — A L’Encontre
◆ César Rendueles: Todos los Marx que hay en Marx — El País
◆ Alice Pairo: Karl Marx, Dubaï et House of cards: la Session de rattrapage — France Culture
◆ Sebastián Raza: Marxismo cultural: una teoría conspirativa de la derecha — La República
◆ Samuel Jaramillo: De nuevo Marx, pero un Marx Nuevo — Universidad Externado de Colombia
◆ Sergio Abraham Méndez Moissen: Karl Marx: El capítulo XXIV de El Capital y el “descubrimiento” de América — La Izquierda Diario
◆ Joseph Daher: El marxismo, la primavera árabe y el fundamentalismo islámico — Viento Sur
◆ Francisco Jaime: Marxismo: ¿salvación a través de la revolución? — El Siglo de Torreón
◆ Michel Husson: Marx, Piketty et Aghion sur la productivité — A l’encontre
◆ Guido Fernández Parmo: El día que Marx vio The Matrix — Unión de Trabajadores de Prensa de Buenos Aires
◆ Cest: Karl Marx y sus "Cuadernos de París" toman vida con ilustraciones de Maguma — El Periódico
◆ Leopoldo Moscoso: 'Das Kapital': reloading... — Público
◆ Laura "Xiwe" Santillan: La lucha mapuche, la autodeterminación y el marxismo — La Izquierda Diario
◆ José de María Romero Barea: Hölderlin ha leído a Marx y no lo olvida — Revista de Letras
◆ Ismaël Dupont: Marx et Engels: les vies extravagantes et chagrines des deux théoriciens du communisme! — Le Chiffon Rouge Morlai
◆ Francisco Cabrillo: Cómo Marx cambió el curso de la historia — Expansión
◆ El “Dragón Rojo”, en Manchester: Cierran el histórico pub donde Marx y Engels charlaban "entre copa y copa" — BigNews Tonight
◆ Marc Sala: El capitalismo se come al bar donde Marx y Engels debatían sobre comunismo — El Español

— Notas sobre debates, entrevistas y eventos
◆ Fabrizio Mejía Madrid: Conmemoran aniversario de la muerte de Lenin en Rusia — Proceso
◆ Segundo Congreso Mundial sobre Marxismo tendrá lugar en Beijing — Xinhua
◆ Debate entre Andrew Kliman & Fred Moseley — Tiempos Críticos
◆ David McNally & Sue Ferguson: “Social Reproduction Beyond Intersectionality: An Interview” — Marxismo Crítico
◆ Gustavo Hernández Sánchez: “Edward Palmer Thompson es un autor que sí supo dar un giro copernicano a los estudios marxistas” — Rebelión
◆ Alberto Maldonado: Michael Heinrich en Bogotá: El Capital de Marx es el misil más terrible lanzado contra la burguesía — Palabras al Margen
◆ Leonardo Cazes: En memoria de Itsván Mészáros — Rebelión (Publicada en O Globo)
◆ Entrevista con István Mészáros realizada por la revista persa Naghd’ (Kritik), el 02-06-1998: “Para ir Más allá del Capital” — Marxismo Crítico
◆ Rosa Nassif: “El Che no fue solo un hombre de acción sino un gran teórico marxista” — Agencia de Informaciones Mercosur AIM
◆ Entrevista a Juan Geymonat: Por un marxismo sin citas a Marx — Hemisferio Izquierdo
◆ Juliana Gonçalves: "El Capital no es una biblia ni un libro de recetas", dice José Paulo Netto [Português ] — Brasil de Fato
◆ Entrevista a Michael Heinrich: El Capital: una obra colosal “para desenmascarar un sistema completo de falsas percepciones” — Viento Sur
◆ Alejandro Katz & Mariano Schuster: Marx ha vuelto: 150 años de El Capital. Entrevista a Horacio Tarcus — La Vanguardia
◆ Salvador López Arnal: Entrevista a Gustavo Hernández Sánchez sobre "La tradición marxista y la encrucijada postmoderna" — Rebelión
◆ Jorge L. Acanda: "Hace falta una lectura de Marx que hunda raíces en las fuentes originarias del pensamiento de Marx" — La Linea de Fuego

— Notas sobre Lenin y la Revolución de Octubre
◆ Guillermo Almeyra: Qué fue la Revolución Rusa — La Jornada
◆ Jorge Figueroa: Dos revoluciones que cambiaron el mundo y el arte — La Gaceta
◆ Gilberto López y Rivas: La revolución socialista de 1917 y la cuestión nacional y colonial — La Jornada
◆ Aldo Agosti: Repensar la Revolución Rusa — Memoria
◆ Toni Negri: Lenin: Dalla teoria alla pratica — Euronomade
◆ Entretien avec Tariq Ali: L’héritage de Vladimir Lénine — Contretemps
◆ Andrea Catone: La Rivoluzione d’Ottobre e il Movimento Socialista Mondiale in una prospettiva storica — Marx XXI
◆ Michael Löwy: De la Revolución de Octubre al Ecocomunismo del Siglo XXI — Herramienta
◆ Serge Halimi: Il secolo di Lenin — Rifondazione Comunista
◆ Víctor Arrogante: La Gran Revolución de octubre — El Plural
◆ Luis Bilbao: El mundo a un siglo de la Revolución de Octubre — Rebelión
◆ Samir Amin: La Revolución de Octubre cien años después — El Viejo Topo
◆ Luis Fernando Valdés-López: Revolución rusa, 100 años después — Portaluz
◆ Ester Kandel: El centenario de la Revolución de octubre — Kaos en la Red
◆ Daniel Gaido: Come fare la rivoluzione senza prendere il potere...a luglio — PalermoGrad
◆ Eugenio del Río: Repensando la experiencia soviética — Ctxt
◆ Pablo Stancanelli: Presentación el Atlas de la Revolución rusa - Pan, paz, tierra... libertad — Le Monde Diplomatique
◆ Gabriel Quirici: La Revolución Rusa desafió a la izquierda, al marxismo y al capitalismo [Audio] — Del Sol

— Notas sobre la película “El joven Karl Marx”, del cineasta haitiano Raoul Peck
◆ Eduardo Mackenzie:"Le jeune Karl Marx ", le film le plus récent du réalisateur Raoul Peck vient de sortir en France — Dreuz
◆ Minou Petrovski: Pourquoi Raoul Peck, cinéaste haïtien, s’intéresse-t-il à la jeunesse de Karl Marx en 2017? — HuffPost
◆ Antônio Lima Jûnior: [Resenha] O jovem Karl Marx – Raoul Peck (2017) — Fundaçâo Dinarco Reis
◆ La película "El joven Karl Marx" llegará a los cines en el 2017 — Amistad Hispano-Soviética
◆ Boris Lefebvre: "Le jeune Karl Marx": de la rencontre avec Engels au Manifeste — Révolution Pernamente

— Notas sobre el maestro István Mészáros, recientemente fallecido
◆ Matteo Bifone: Oltre Il Capitale. Verso una teoria della transizione, a cura di R. Mapelli — Materialismo Storico
◆ Gabriel Vargas Lozano, Hillel Ticktin: István Mészáros: pensar la alienación y la crisis del capitalismo — SinPermiso
◆ Carmen Bohórquez: István Mészáros, ahora y siempre — Red 58
◆ István Mészáros: Reflexiones sobre la Nueva Internacional — Rebelión
◆ Ricardo Antunes: Sobre "Más allá del capital", de István Mészáros — Herramienta
◆ Francisco Farina: Hasta la Victoria: István Mészáros — Marcha
◆ István Mészáros in memoriam : Capitalism and Ecological Destruction — Climate & Capitalism.us